Sur les pas de Piero della Francesca
Sansepolcro, Arezzo, Urbino
mardi 23 mars 2010 à 15h00
Comment douter que l’œuvre de Piero della Francesca (vers 1412/1420 – 1492), qui aura été, selon Vasari, l’un des plus importants géomètres de son temps, soit l’une des expressions les plus puissantes de cette première renaissance qui se donne les moyens d’ordonnancer et de conquérir le monde.
La Madonna del Pardo, peinte pour l’humble chapelle du cimetière du village qu’est Monterchi tout comme La Résurrection peinte à San Sepolcro ou le chœur de San Francesco à Arezzo où ses fresques déroulent l’histoire de la vraie croix selon La Légende dorée de Jacques de Voragine, en sont les preuves les plus étonnantes. Leur puissance ne cesse d’influencer les peintres encore au XXème siècle. Certaines œuvres de Balthus ou de Boris Zaborov le démontrent. Ce qui vérifie son importance dans la mesure où ce sont les peintres qui entérinent, siècle après siècle, la place que les uns et les autres occupent dans nos mémoires.