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Montagnes et hautes vallées au cœur de l'Asie
Anciennes pistes caravanières entre Himalaya et Asie centrale
Du 8 au 27 juillet 2017 avec Gérard Rovillé
AC 202 - 20 jours - Grands voyageurs
Départ garanti  Imprimer
Les points forts
  • Les vallées et gorges de l’Indus, de la Hushe et de la Shiga
  • Oasis et déserts
  • Les massifs de la Nanga Parbat (8.126 m), les somptueux Muztagh Ata (7.546 m) et Kongur (7.719 m)
  • Les hautes plaines (4.000 m) de Deosaï et le lac Rama
  • L’architecture tibéto-cachemirie
  • Les pétroglyphes, les rochers peints et les bas-reliefs bouddhistes au Baltistan
  • Le marché dominical de Kashgar
  • Osh et les mausolées karakhanides (11e s.) de Ozgon
  • Le Chronoguide Asie Centrale
Au nord du Pakistan, s'ouvrent au long de l'Indus quelques vallées qui furent jadis autant de petits royaumes, difficilement accessibles mais reliés entre eux par des pistes caravanières souvent à la croisée des routes qui allaient du Punjâb en Chine et du Cachemire au Tibet. Les premières populations venues de l’Ouest au début de notre ère subirent, aux 7e et 8e siècle, l'invasion du Tibet, puissant royaume en quête de richesses pour lutter contre la Chine. Depuis, comme au Ladakh, la langue est tibétaine et si, de nos jours, le bouddhisme n'est visible que par des traces architecturales, la mythologie chiite locale en demeure encore imprégnée. En route vers le Xinjiang, la vallée de Hunza est un monde aussi beau que rude. Sa « capitale », posée sur un balcon, surplombe la vallée traversée par la célèbre KKH (Karakoram Highway), véritable défi au génie routier, qui relie Islâmâbâd à Kashgar. Majoritairement ismaélienne, la population parle l'énigmatique burushaski, une langue qui n'est apparentée à aucune autre au monde. Au-delà du col de Khunjerâb, dans les Pâmirs, Kashgar, garde un vieux quartier et son marché dominicaltrès animé. Un autre haut col, Irkeshtam, donne accès aux hautes terres de Kyrghyzie, puis, beaucoup plus bas, aux abords du Ferghâna ouzbek. Ce voyage s'adresse aux passionné(e)s de paysages de montagne et de cultures complexes qui ne craignent pas l’imprévu et pour qui le confort des transports et de l’hébergement passe après l’intérêt du voyage

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M. Gérard Rovillé
Diplômé d'Ethnologie - Anthropologie et Sciences des Religions





 
J 1 - Samedi 8 juillet 2017 Paris- Islamabad
Envol pour Islamabad (avec escale). Nuit en vol.
 
 
J 2 - Dimanche 9 juillet 2017 Islamabad – Gilgit (1.450 m)
Arrivée dans la nuit à Islamabad, formalités et transit. Vol matinal à destination de Gilgit, ville considérée comme la « capitale » du Nord-Pakistan, au bord de la rivière Gilgit dans un joli cadre de montagnes. La région qui englobe la vallée de la Ghizar, en amont de Gilgit, et la vallée de Gilgit, jusqu’au-delà de la confluence de celle-ci avec l’Indus, est parfois appelée Dardistan, pays des Dardes, même si linguistes et anthropologues ne sont pas tous d’accord sur cette définition. Le nom a été forgé au XIXe s. par le linguiste G.W. Leitner à partir des textes antiques de Pline l’Ancien, Ptolémée et Hérodote qui parlent d’un peuple nommé Daradae. En fait, dans cette région de hautes montagnes et de vallées pas toujours faciles d’accès, de nombreux groupes parlent des langues différentes, classées comme dardes, toutes issues de la vaste famille des langues indo-européennes. Parmi ces groupes, le plus important numériquement est celui parlant le shina, la langue parlée à Gilgit. Installation à l’hôtel et fin de matinée libre. Après déjeuner, petite excursion au Buddha de Kargah, gravé sur rocher au VIIe s. lorsqu’un monastère bouddhiste se dressait à proximité et que la ville était une étape caravanière entre le Punjab et l’Asie centrale (Kashgar). Retour en ville et promenade dans le bazar, puis belle vue sur la rivière depuis le grand pont suspendu. Dîner à l’hôtel et nuit à Gilgit.
 
 
J 3 - Lundi 10 juillet 2017 Gilgit – Skardu (170 km)
Départ le matin pour Skardu, au cœur du Baltistan, au bord de l’Indus, par un magnifique trajet où la route se faufile, des dizaines de kilomètres durant dans des gorges profondes entre Karakoram et Himalaya occidental. En plusieurs endroits, des vues se dégagent sur des sommets de plus de 6.000 m qui ferment des vallées latérales. A proximité de Rondu, un rocher au bord du fleuve est considéré comme le lieu de naissance du héros tibétain Gesar de Ling, tout au moins dans les versions balties du mythe. Déjeuner en cours de route ; arrivée à Skardu en fin d’après-midi. Skardu (2.350 m) est une ancienne ville-étape sur les routes de caravanes entre Tibet et Punjab et l’ancienne résidence des Makpön, l’une des principales dynasties balti. Le Baltistan, ou pays des Balti (en fait les Balti-pa) est constitué des deux vallées de l’Indus et de la Shyok (se prononce Shayok) et de petites vallées adjacentes dont les rivières descendent toutes de hauts et longs glaciers parmi les plus longs du monde hors zones polaires et entourées d’un véritable festival de montagnes qui culminent à plus de 6.000 ou 7.000 m. Il s’étend en aval du Ladakh et de la Nubra dans le Cachemire indien. Les Balti-pa dont les origines ne sont pas encore déterminées avec certitude ont été tibétanisés et convertis au bouddhisme lors des invasions tibétaines des VIIe et VIIIe avant de se convertir à l’islam chiite aux XIVe et XVe s. De ce fait il s’agit du seul peuple tibétophone musulman (du côté indien de la frontière ils sont nommés Purig-pa). Dîner à l’hôtel et nuit à Skardu.
 
 
J 4 - Mardi 11 juillet 2017 Skardu – Shigar (env. 100 km)
Excursion de la journée dans la vallée de Shigar, au nord de Skardu. Après
avoir traversé l’Indus, visite du quartier du Fort de Shigar (Fort, mosquée du Raja, mosquée Khilingrong, mosquée Amburiq) puis promenade dans le vieux bazar avec visite de l’astana (mausolée) de Sayed Mir Yahya et la khanaqah-e Mullah (lieu de réunions et prières).
Après le déjeuner, excursion en remontant la vallée de Shigar, encadrée par les massifs du Haramosh et des Masherbrum, jusqu’à la confluence des rivières Shigar et Braldu alimentées par un important système glaciaire. Arrêt et promenade dans des villages. Retour à Shigar. Dîner à l’hôtel et nuit à Shigar.
 
 
J 5 - Mercredi 12 juillet 2017 Shigar – Khapalu (120 km)
Le matin, trajet le long de l'Indus et de la rivière Shyok jusqu'à Khapalu. Le site de Khapalu (2.600 m) a été décrit par de nombreux voya­geurs comme l'un des plus beaux cadres de montagnes qui soit. Ce village est une grosse tâche de verdure au cœur d’un monde archi-minéral, longue oasis qui descend à flanc de montagne jusqu'à la rivière et qui fut capitale d’un des nombreux petits États qui fleurirent, vallée par vallée, dans tout cet imbroglio de montagnes. Après le déjeuner, promenade dans le village et de ses environs : le palais des Yabgo (monarques de Khapalu) qui est devenu un hôtel, ce qui l’a sauvegardé du délabrement qui en menaçait la survie à la fin du XXe s., le quartier Hundulli, quelques belles mosquées caractéristiques de l’architecture balti (pierres et bois sculpté), la khanqah-e Khapalu et l’astana du saint homme Sayed Muhammad (1712). Ici la population relève majoritairement de la Nurbakhshya, confrérie soufie chiite implantée au Cachemire et au Baltistan par Sayed Nur Mohammad Nurbakhsh, un disciple de Shâh Hamadâni, Iranien qui convertit le Cachemire à l’islam au XIVe s. En ville et tout autour de la ville s’étendent des vergers célèbres pour leurs abricotiers. Selon le temps disponible, descente sur les bords de la rivière Shyok. Dîner et nuit en hôtel à Khapalu.
 
 
J 6 - Jeudi 13 juillet 2017 Khapalu – Hushe – Khapalu (env. 100 km)
Journée d’excursion dans la vallée de Hushe dont la confluence avec la Shyok est dominée par une ligne d’élégantes aiguilles granitiques. Tandis que la Shyok arrive du Ladakh (Inde) où elle a été grossie par la Nubra, la Hushe descend du Karakoram, alimentée par un grand nombre de glaciers dont les principaux descendent du Masherbrum (7.821 m), du K6 (7.282 m) et du Broad Peak (8.051 m). Déjeuner à Hushe (3.600 m) ou au-delà selon l’état de la piste pour profiter des magnifiques paysages qui encadrent une vallée dont l’économie est aujourd’hui plus tournée vers le tourisme de haute montagne que vers la difficile agriculture (blé, orge, vergers) des rares oasis. Possibilité de petite marche. Retour à Khapalu en fin d’après-midi. Dîner à l’hôtel et nuit à Khapalu.
 
 
J 7 - Vendredi 14 juillet 2017 Khapalu – Kiris – Skardu – Satpara (140 km)
Retour le matin vers Skardu. A Gowari, traversée de l’Indus pour atteindre Kiris, petit village dont il est difficile aujourd’hui d’imaginer qu’il fut un temps capitale d’un ‘puissant’ État au cœur du Karakoram. Si le Fort est très endommagé, promenade dans le village et visite de l’astana-e Mir Mukhtar et de la khanaqah avant de continuer vers Skardu. Après le déjeuner, visite du Fort Kharpocho (parfois nommé Mindoq Khar, Fort de la Fleur en souvenir d’une reine de légende, ou Askandria, en souvenir tout aussi légendaire d’Alexandre le Grand). Ce fort a été construit durant le règne de ‘Ali Mir Sher Khân (1580-1624), le plus puissant des Makpön qui régna sur toute la vallée de l’Indus de Gilgit (Dardistan) à Shey (au Ladakh)* ; il a été en partie détruit en 1840 par les armées dogra de Zorawar Singh pour le compte du Maharaja sikh Gulab Singh. Ensuite, promenade dans le bazar puis court trajet pour atteindre Satpara où un beau lac s’étend dans un écrin de montagnes. A proximité, petite marche pour admirer un beau relief rupestre représentant le Bouddha. Dîner à l’hôtel et nuit à Satpara.

* Il maria l’une de ses filles, Gyal Khatun, au roi du Ladakh Jamyang Namgyal qu’il avait capturé ; leur fils, Sengge Namgyal devint le plus grand roi du Ladakh
 
 
J 8 - Samedi 15 juillet 2017 Satpara - Plateau de Deosai - Lac Rama (150 km)
Journée de lac à lac. Après avoir passé quelques instants au bord du lac de Satpara dans la lumière matinale, départ pour Astor à travers les hautes plaines de Deosaï qui, à un peu plus de 4.000 m d’altitude, s’étendent sur environ soixante-quinze kilomètres jusqu’au pied du massif de la Nanga Parbat (8.126 m), magnifique montagne qui marque l’extrémité occidentale de l’Himalaya. Battues par les vents une grande partie de l’année, enneigée huit mois sur douze, les plaines de Deosaï sont inhospitalières et inhabitées, juste fréquentées par quelques bergers qui viennent faire paître leur troupeau en été, sur un sol constitué de permafrost à peine réchauffé pendant l’été. L’absence totale d’arbre ajoute à la désolation, mais aussi à la grandeur sauvage de cet environnement de type toundra. Le parc naturel de Deosaï protège cette biodiversité très particulière, ainsi que quelques animaux, dont des ours bruns de l’Himâlayâ. En même temps, sortie du ‘monde balti’ pour revenir en ‘région shina’. Selon les conditions de route et de météo, petite incursion vers le pied de la Nanga Parbat, jusqu’à Tarashing (2900 m). Arrêt déjeuner à Astor (2.600 m), petite localité au cœur d’une vallée verdoyante où abondent les vergers mais aussi connue localement pour la récolte de plantes médicinales ; paysages radicalement différents de ceux traversés quelques kilomètres plus tôt. Dans l’après-midi, montée au milieu d’une forêt de pins, de chênes et de genévriers jusqu’au lac Rama (3.300 m) d’où, par beau temps, il est possible d’assister à un beau coucher de soleil sur la Nangat Parbat. Dîner et nuit en hôtel à peu de distance du lac Rama.
 
 
J 9 - Dimanche 16 juillet 2017 Lac Rama - Astor – Chilas (125 km)
Le matin, descente de la vallée d’Astor par Bunji pour atteindre la vallée de l’Indus et traverser le fleuve au pont de Jaglot, là où se rejoignent les trois grands massifs de l’Himâlayâ, du Karakoram et de l’Hindou-Kouch. Continuation par la KKH (Karakoram Highway) en direction du sud-ouest en descendant cette vallée dans un cadre de nouveau archi-minéral, l’Indus se frayant un passage parfois difficile entre des parois abruptes confinant par endroits à la verticalité sur plus de 2.000 m. Lorsque la vallée s’élargit un peu, elle laisse place à la petite ville de Chilas (1.220 m) qui fut depuis l’Antiquité une importante étape caravanière comme en témoignent les milliers de pétroglyphes gravés sur des blocs de rochers proches du fleuve. Si les pétroglyphes les plus anciens semblent dater de l’Âge du Bronze, ceux de l’Âge du fer dénotent des influences tant centre-asiatiques (scythes) qu’iraniennes. Au début de notre ère, les thèmes changent et les scènes de chasse, d’élevage ou de réunions claniques font place à des motifs bouddhistes, de nombreux stupas mais aussi des figures du Bouddha et de nombreux boddhisattvas. Après le déjeuner à Chilas, visite dans l’après-midi de ces rochers inscrits. Dîner à l’hôtel et nuit à Chilas.
 
 
J 10 - Lundi 17 juillet 2017 Chilas – Karimâbâd / Hunza (220 km)
Remontée le matin de la vallée de l’Indus jusqu’à Jaglot et, au-delà, de la vallée de la Gilgit. Arrêt à Dainyor petit village (1.450 m) d'où, selon une légende mazdéenne islamisée, Jamshed, fils d'une fée, partit à la conquête d’un roi tyran de Gilgit et apporta l'islam à toute la région. Arrêt également à la confluence de la Gilgit et de la Hunza avant de remonter la vallée de cette dernière, dominée par les deux massifs du Haramosh (7.397 m) et du Rakaposhi (7.788 m), célèbre domaine habité par des fées selon les croyances locales. La partie basse de cette vallée est très encaissée et peu fertile tandis que la partie moyenne, au-dessus du "verrou" de Chalt, est la partie la plus verdoyante de tout le Nord Pakistan. Par beau temps, quelques vues superbes se dégagent sur le Rakaposhi peu après Chalt. Déjeuner en cours de route en restaurant local. Quittant le fond de la vallée à Ganesh une petite route s’élève rapidement pour atteindre, noyée dans une oasis de verdure, Karimâbâd (2.440 m), la ‘capitale’ de l’ancien royaume de Hunza qui fut rattaché au Pakistan en 1974 lors de la construction de la KKH.
Le ‘miracle vert’ de Hunza, dans un environnement général très aride, est dû à un important réseau de canaux d’irrigation plus que millénaire captant les eaux de fonte des glaciers suspendus au-dessus de la vallée. Les habitants, les Hunzakuts, sont chiites ismaéliens (disciples de l'Aghâ Khân). D'origine encore inconnue, ils parlent une langue tout à fait particulière, le Burushaski, qui ne se rattache à aucune autre langue connue. Malgré certaines légendes rapportées par les premiers voyageurs, et souvent reprises dans la littérature touristique, les Hunzakuts ne deviennent pas plus facilement cente­naires que leurs voisins, grâce à leurs abricots, même si ceux-ci rivalisent en goût avec ceux du Baltistan. Fin d’après-midi libre. Dîner à l’hôtel et nuit à Karimâbâd.
 
 
J 11 - Mardi 18 juillet 2017 Karimâbâd / Hunza
Journée consacrée à la visite de la vallée qui, en plus de ses abricots est aussi connue pour ses mines de rubis (au XIXe s., lors de la guerre de conquête de Hunza par les Britanniques, des soldats anglais furent atteints par des balles contenant des éclats de rubis !). Mais ce sont surtout les deux forts de Baltit (XIIIe – XXe s., récemment restauré) et Altit qui attirent l’attention. L'architecture tibétaine de ces deux bâtiments qui dominent fièrement la vallée témoigne des anciennes relations entre Hunza et le Baltistan. Des petites ‘grimpettes’ seront nécessaires pour les atteindre, mais les panoramas depuis chacun de ces forts sont spectaculaires. Déjeuner en restaurant local puis, dans l’après-midi, promenade dans le village et le bazar. Dîner à l’hôtel et nuit à Karimâbâd.
 
 
J 12 - Mercredi 19 juillet 2017 Karimâbâd / Hunza – Gulmit – Sust (85 km)
Départ le matin pour Ganesh, au pied de Karimâbâd et visite d’abord du quartier du jataq, ancienne place publique, et des mosquées qui l’entourent et qui ont été récemment restaurées, puis promenade dans le village. A la sortie Nord de Ganesh des rochers conservent de belles séries de pétroglyphes (de l’Âge du Fer à l’époque bouddhique) et inscriptions d’époques kushana, gupta, sogdienne et tibétaine, témoignages de passages de caravanes ou de conquêtes. Selon le temps et la météo, traversée du nouveau lac de Attabad en barque ou en le longeant par la nouvelle route qui emprunte plusieurs tunnels pour rejoindre Gulmit. Ce lac qui s’étend sur 22 km s’est formé en janvier 2010. Déjeuner à Passu, au pied des fronts morainiques des glaciers de Passu et Batura et face aux magnifiques cathédrales de Passu, barrière d’aiguilles granitiques qui culminent à 6.106 m et marquent l’entrée de la vallée de Shimshal. Continuation à travers le Gojal (la haute vallée de Hunza, habitée principalement par des Wakhi venus des Pamirs voisins) jusqu’à Sust, à la confluence des vallées de Chapursân et de Khunjerâb qui forment la Hunza. Dîner à l’hôtel et nuit à Sust.
 
 
J 13 - Jeudi 20 juillet 2017 Sust – Tashkurgan (220 km)
Après le petit-déjeuner, passage des formalités de sortie du Pakistan avant d’entamer la montée jusqu’au col de Khunjerâb une fois de plus dans un décor de gorges impressionnantes, de parois verticales, de chaos minéral. Arrêt au passage du col (4.733 m) et entrée sur le Toit du Turkestan oriental et de l’Asie centrale. Les paysages changent d'un coup, les panoramas découpés et déchiquetés du Karako­ram laissent la place à des horizons plus vastes et ondulés, aux paysages des Pamirs. Après le passage des formalités chinoises, continuation vers Tashqurghân (3200 m), ancienne halte importante sur la Route de la Soie, contrôlant tout l'est du Pamir. Cette région est habitée essen­tiellement par des nomades Kirghizes et des paysans Tâjiks, comme au Tâjikistân voisin. Déjeuner pique-nique en pleine nature en cours de route. Promenade dans Tashqurghân où il reste quelques maisons de ce qui fut la vieille ville autour du fort. Dîner à l’hôtel et nuit à Tashqurghân.
 
 
J 14 - Vendredi 21 juillet 2017 Tashkurgan – Karakul (100 km)
Le matin, court trajet sur une route plutôt correcte qui, après le passage d’un ‘petit col’ (4.200 m), permet d’approcher lentement (arrêts photos) le lac Karakul mais surtout le magnifique Muztagh Ata (le Père des Glaciers, 7.546 m) considéré comme le plus à l’est des sommets du Pamir où le plus à l’ouest des sommets de la chaîne des Kun Lun. Déjeuner au bord du lac (3.600 m) et après-midi libre pour promenade vers les hameaux voisins ou pour repos en profitant du panorama d’une rare beauté, le blanc de la montagne se reflétant dans le bleu profond du lac. Dîner et nuit en yourte (confort simple) au bord du lac.
 
 
J 15 - Samedi 22 juillet 2017 Karakul – Opal – Kashgar (190 km)
Départ le matin pour Kashgar par un très beau parcours de gorges en longeant le pied du Kongur (7.719 m), point culminant des Kun Lun et du Xinjiang et en traversant une belle série de gorges le long de la Ghez. Au sortir des montagnes, sur une terrasse dominant la plaine du Tarim, arrêt au cimetière d’Opal où se dresse le mausolée (supposé) du premier grand linguiste turc, Mahmud al-Kashgari, auteur au XIe s. du premier dictionnaire raisonné des langues turques. Déjeuner en ville en arrivant à Kashgar. Dans l’après-midi, début des visites de la ville. Enjeu de maintes rivalités (turques, chinoises, indiennes, russes, britanniques) au cours de l'Histoire, la ville est aujourd'hui un centre économique en expansion au pied du Pamir, à l'extrémité sud-occidentale du Xinjiang. Même si les nouveaux quartiers sont surtout habités par des Chinois Hans, la ville garde encore quelques rues et ruelles des anciens quartiers traditionnels tadjiks, kirghizes, et surtout Ouïghours. Peuple turc issu de la vaste nébuleuse des peuples altaïques, les Ouïghours furent une véritable puissance régionale au Moyen-Âge et furent l’un des tout premiers peuples turcs à adopter l'écriture (avec un alphabet particulier dérivé de l'araméen), à servir d'interprètes aux Chinois avec tous les autres peuples turcs d'Asie centrale, et ont joué un grand rôle commercial, politique et militaire le long de la partie orientale de la Route de la Soie. Chamanistes à l'origine, les Ouïghours furent aussi parmi les peuples turcs, les premiers à adopter d'autres voies religieuses. Ils furent en partie nestoriens (chrétiens monophysites), mais condamnés comme hérétiques, ils se tournèrent vers le bouddhisme, puis adoptèrent en définitif l'Islam lorsque celui-ci entra dans leur région aux VIIIème et IXème siècles. Visite de la mosquée id Kah, de la vieille mosquée, avec une coupole intéres­sante et des murs en briques crues et du mausolée de Abakh Hoja, principal lieu saint et de pèlerinage de Kashgar. Dîner à l’hôtel et nuit à Kashgar.
 
 
J 16 - Dimanche 23 juillet 2017 Kashgar
Matinée consacrée à l’animation dominicale de la ville, le grand marché hebdomadaire. Si le bazar traditionnel a été transformé et modernisé au tout début du XXIe s., l’animation reste traditionnelle avec des milliers de gens venus, en partie endimanchés, des villages alentours qui en bus, qui en voitures ou en charrettes tirées par des mules ou des ânes pour acheter, vendre ou échanger. Un temps sera aussi consacré au marché aux animaux aujourd’hui rejeté en périphérie de ville. Déjeuner libre en ville. Dans l’après-midi, excursion à Hanoï, lieu-dit à la limite entre oasis et désert, où se dressent les ruines d’un stupa, témoin de l’ère de gloire du bouddhisme dans la région au début de notre ère. Dîner à l’hôtel et nuit à Kashgar.
 
 
J 17 - Lundi 24 juillet 2017 Kashgar – Irkeshtam – Sary Tash (270 km)
Journée de trajet dont la durée est relativement imprévisible puisqu’elle dépend des temps de passages des formalités pour sortir de Chine et entrer en Kirghizie. De Kashgar à la frontière au col d’Irkeshtam, il y a 230 km et trois postes de contrôle et un long no-man’s land. Le col d’Irkeshtam, l’un des plus anciennement fréquenté de tous les cols qui permettent de traverser la grande chaîne des Tien Shan (les Monts Célestes) entre les parties occidentales et orientales de l’Asie centrale est aussi l’un des plus fréquentés depuis sa réouverture au trafic international en 1998 en raison, entre autre, de son altitude relativement faible (3.005 m) qui lui permet d’être ouvert toute l’année. La route kirghiz A372 qui, du col, part vers l’Ouest, vers Sary-Tash et au-delà, porte aussi le nom de code E60, longue route classée par l’Union européenne comme la plus longue route d’Europe, 8.200 km, reliant le col d’Irkeshtam à … Brest, oui, oui, celui du Finistère ! Arrivée en fin d’après-midi à Sary-Tash (3.170 m), petite localité à la croisée des chemins, et des anciennes routes caravanières, entre la Chine, le Ferghâna, les Pamirs et au point de rencontre des Tien Shan et du Pamir Alaï aux nombreux sommets enneigés. On peut aussi dire que Sary-Tash est au milieu de nulle part, mais au cœur du centre de l’Asie ! Nuit à Sary-Tash (auberge très simple ou chez l’habitant).
 
 
J 18 - Mardi 25 juillet 2017 SaryTash – Sary Mogul - Osh (250 km)
Petite excursion le matin jusqu’à Sary-Moghul, à l’Ouest de Sary-Tash, pour suivre le Pamir Alaï et profitez des vues sur cette magnifique chaîne. Il n’y a pas plus à voir à Sary-Moghul qu’à Sary-Tash, mais le cadre est beau, le village étant au pied du Pic Lénine / Pic Ibn Sina (7.134 m). Retour à Sary-Tash pour prendre la route de Osh. Après le passage des cols de Katyk (3.555 m) et de Tadlyk (3.590 m) peu après Sary-Tash, beau parcours de montagne à travers la chaîne des Monts Alaï. Un troisième et dernier col, Chirchik (2.405 m) donne accès à la plaine du Ferghâna. Sortie des montagnes et arrivée à Osh (960 m) en fin de matinée. Déjeuner en cours de route ou en ville selon l’horaire. Ville importante (1 million d’habitants) à l’extrémité orientale du Ferghâna, la ville de Osh a une très longue histoire qui remonte à l’époque néolithique. Plus tard, elle devint une étape majeure sur la route des caravanes entre le Ferghâna et la Kashgarie, à mi-chemin entre la Méditerranée et les grandes capitales chinoises. La ville est dominée par un haut rocher qui, depuis des temps immémoriaux fut un lieu sacré. Connu aujourd’hui sous le nom de Rocher de Sulayman (Salomon) il compte plusieurs mosquées et une grotte sacrée sur ses flancs, ainsi qu’un musée. Visite du Rocher de suleyman et ses environs. Dîner à l’hôtel et nuit à Osh.
 
 
J 19 - Mercredi 26 juillet 2017 Osh – Ozgon – Osh – Bishkek (120 km)
Excursion le matin à Ozgon, ancienne capitale karakhânide au milieu du XIIe s., qui conserve quelques beaux mausolées et un minaret aux parois richement décorées de motifs géométriques sculptés. Turcs venus des confins de l’Altaï, les Karakhânides occupèrent d’abord la Kashgarie puis le Nord de l’actuelle Kirghizie avant de conquérir la Sogdiane puis le Ferghâna après l’éviction des Samânides de Boukhârâ par les Ghaznavides et les Seljukides. Première dynastie turque convertie (par choix) à l’islam, les Karakhânides développèrent un art raffiné en Asie centrale avant de devoir se défendre contre d’autres groupes turcs, Karakhitaïs et Khwârezmshâhi avant que la tempête mongole ne souffle sur l’Asie au XIIIe s. Retour à Osh pour le déjeuner. Dans l’après-midi, promenade dans le bazar, le plus grand bazar d’Asie centrale à l’Ouest des Tien Shan et temps libre. En fin d’après-midi, transfert à l’aéroport et envol pour Bishkek. Dîner à l’hôtel et courte nuit à Bishkek.
 
 
J 20 - Jeudi 27 juillet 2017 Bishkek - Paris
Transfert dans la nuit à l’aéroport et envol matinal pour Paris. Vol avec escale. Arrivée à Paris en début d’après-midi.
 


Groupe de 9 à 12 voyageurs
Départ assuré
Forfait en chambre double  5 075 €
Supplément chambre individuelle (sauf nuits chez l'habitant et yourte)   780 €
Sans transport international   -315 €
Visa   237 €


GilgitPTDC Gilgit 3*

SkarduPTDC Motel 2 - 3*
Pas de meilleur hôtel à proximité

ShigarShigar Fort 4*
Une résidence royale du XVIIe transformée en hôtel de charme confortable dans un environnement superbe.

KhapaluKarakoram Lodge 3*

Lac RamaPTDC Rama Lake 2*
Hôtel simple mais confortable et propre avec une vue agréable : le meilleur des hébergements possibles à cette étape.

ChilasShangrila 1*
L'hôtel Shangrila est considéré par les voyageurs comme l'un des meilleurs de la ville.

HunzaHilltop Hotel 3*

SustPTDC Sust 2*
Pas de meilleur hébergement à cette étape que cet hôtel simple mais propre.

TashkurganCrown Inn 2*
Le meilleur hébergement possible à cette étape

Karakulcampement (yourte) 2*

KashgarTianyuan International 4*

Sary TashChez l'habitant 2*

OshHotel Sunrise 2-3*
Hôtel très bien situé, propre, récent et confortable.

BichkekGreencity Hotel 2*
Un éco-hôtel confortable et bien situé

DépartArrivée
Paris Roissy CDG
08/07/2017 - 14h15
Istanbul
08/07/2017 - 18h45
Vol Turkish Airlines Paris TK1824
Istanbul
08/07/2017 - 20h20
Islamabad
09/07/2017 - 03h50
Vol Turkish Airlines Paris TK710
Bichkek
27/07/2017 - 06h50
Istanbul
27/07/2017 - 09h40
Vol Turkish Airlines Paris TK349
Istanbul
27/07/2017 - 12h45
Paris Roissy CDG
27/07/2017 - 15h20
Vol Turkish Airlines Paris TK1823

A ce jour, il n'existe pas de vols directs Paris-Islamabad, Bichkek-Paris. Les vols de la compagnie Turkish Airlines via Istanbul permettent de réaliser ces liaisons avec des horaires adaptés à notre programme.

Prestations incluses
  • Les vols internationaux, aller et retour, sur vols réguliers, avec escale
  • Les taxes aériennes
  • Les vols domestiques Islamabad-Gilgit et Osh-Bishkek sur vols réguliers
  • L’hébergement en chambre double dans les hôtels mentionnés ou similaires
  • La pension complète, du petit-déjeuner du jour 2 au dîner du jour 19,
  • L’eau minérale pendant le circuit (sauf au Pakistan),
  • Le circuit en petit bus adapté à la taille du groupe et en voiture 4x4 pour les trajets qui le nécessite
  • Les visites mentionnées au programme
  • L'accompagnement culturel assuré par Monsieur Gérard Rovillé
Nos prix ne comprennent pas
  • Les pourboires d'usage (prévoir 5 € par jour et par participant)
  • L'assurance facultative Assistance-Rapatriement : 12 € par personne
  • L'assurance facultative multirisque Assistance-Rapatriement + Annulation-Dommage Bagages
  • Les boissons
  • les dépenses personnelles et les pourboires,
  • le supplément en chambre individuelle (seulement possible sur une partie en Chine et Kirghizie)
  • les frais de visas : 237 € par personne à ce jour
  • les droits de photo et de vidéo
  • Les frais de visa



  • Malgré quelques améliorations au cours des dernières années, l’hébergement sera généralement assez simple ; cependant, l'étape de Shigar est prévue avec hébergement dans une demeure historique restaurée.
  • Une partie du voyage se déroulant dans les montagnes du Nord-Pakistan, une tenue "correcte" sera nécessaire pour les hommes comme pour les femmes (ni short, ni bermuda, ni débardeur, foulard pour les femmes, chapeau pour les hommes pour les visites de mosquées et mausolées)
  • Les altitudes au cours du voyage sont comprises entre 4 00 m et 4 700 m, le plus souvent au-dessus de 2 500 m ; sans être sportif, ce périple nécessite toutefois une bonne forme physique.
  • Tout au long de l’itinéraire, les routes sont sujettes à des conditions géographiques, géologiques et climatiques qui peuvent entraîner des modifications de programme impromptues. De même, la situation socio-politique locale, calme lors de la mise au point de ce circuit, peut obliger votre conférencier, en relation avec les agences et les autorités locales, à modifier les étapes ou le circuit.
 
  • Passeport valable au moins de 6 mois après la date du retour comprenant deux pages vierges (pages face à face)
  • Un visa pour la Chine
  • Un visa pour le Pakistan
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 29/05/2017. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.
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