
J 1 : Paris – Le Caire
Vol pour Le Caire. Transfert à l’hôtel. Nuit au Caire.
J 2 : Le Caire – Alexandrie – El Alamein (330 km)
Le matin, nous partirons vers Alexandrie. La ville d’aujourd’hui est l'héritière de la cité fondée par Alexandre au IVe siècle av. J.-C. Cette cité, qui fut l’un des plus grands ports de l’Antiquité, demeure une capitale intellectuelle et cosmopolite. Nous irons admirer la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie, audacieuse structure moderne due à des architectes norvégiens, qui a l’ambition de perpétuer le souvenir de la célèbre bibliothèque aujourd’hui disparue. Nous nous rendrons ensuite sur le site du théâtre romain, où sont présentées quelques-unes des pièces retrouvées lors des récentes fouilles archéologiques effectuées dans le port d’Alexandrie. Nous visiterons enfin les catacombes ptolémaïques de Kom el-Chougafa et évoquerons le culte de Sérapis devant la colonne dite « de Pompée », vestige du serapeum d’Alexandrie. En fin de journée, nous rejoindrons El-Alamein où nous évoquerons les violents affrontements qui marquèrent la lutte pour le contrôle de l’Egypte au cours de la deuxième guerre mondiale. Nuit à El-Alamein.
J 3 : El Alamein – Siwa (500 km)
Après avoir longé la côte jusqu’à Mersa Matrouh, nous pénétrerons dans le désert, vers l’oasis de Siwa. L’antique Shali, nommée également Tja à l’époque pharaonique, est le lieu où siégeait l’oracle d’Ammon, dieu-bélier lié au culte de la fécondité qui, bien que quelque peu assimilé à Amon l’Egyptien ou à Zeus, garda longtemps sa puissance et son mystère. Cheminant au cœur d’une superbe palmeraie, nous passerons près de la source au nom évocateur de « bain de Cléopâtre » pour visiter les vestiges du temple d’Ammon. Au sommet du village déserté d’Aghourmi, dans le temple de l’Oracle, nous évoquerons Alexandre venu y recevoir la confirmation de l’ascendance divine qui allait faire de lui le véritable pharaon. Siwa était également un grand centre caravanier. Marchands et gouverneurs firent creuser sur le djebel Mota de riches tombeaux décorés. L’après-midi sera consacré à la découverte de l’environnement de l’oasis, cette « perle verte dans un écrin d’or ». Nuit à Siwa.
J 4 : le désert libyque (400 km)
Longue journée de route à travers une des zones les plus arides du désert libyque qui fut pourtant largement peuplée au Paléolithique. Déjeuner sous forme de pique-nique en route. A bord de nos véhicules tout-terrain, nous longerons une ancienne route, devenue impraticable, jusqu’à l’oasis de Bahariya où nous passerons la nuit.
J 5 : Bahariya
Réputée pour ses vins dès le Moyen Empire, l'oasis de Bahariya, « l’oasis du Nord » – Ouhat Mehet – ne fut fermement rattachée au pouvoir central qu’à partir du Nouvel Empire. Elle développa ensuite de fécondes relations avec la colonie grecque de Cyrène. Nous découvrirons, près du village de Bawiti, les vestiges du temple d’Amasis et les ruines d’une église. C’est également dans cette oasis que l’égyptologue égyptien Zahi Hawass et son équipe sont en train de mettre au jour un nombre impressionnant de tombeaux et de sarcophages intacts qui ont fait surnommer cet endroit la « vallée des Momies » : nous verrons quatre de ces momies au musée d'el Bahariya.
Le site d’El-Qasr a livré aux archéologues plusieurs chapelles consacrées à Apriès, tandis qu’à Qaret Helwa, nous verrons la tombe d’Amenhotep Houy, qui fut gouverneur de l’oasis à la fin de la XVIII dynastie. Nuit à Bahariya.
J 6 : le désert Blanc (150 km)
Des richesses de l’histoire aux merveilles de la géologie : quittant Bahariya, nous nous engagerons dans les fantastiques paysages du désert Blanc, où de considérables dépôts lacustres de carbonate d’un blanc éclatant ont été sculptés par l’érosion. Nous pique-niquerons en route au cœur de ces paysages surréalistes, avant de rejoindre l’oasis de Dakhla et El-Quasr où nous passerons la nuit.
J 7 : Dakhla
Notre première visite de l’oasis de Dakhla sera consacrée au temple de Deir el-Hagar, dédié à Amon-Amonet, qui date de l’époque romaine. Après une promenade dans le site pittoresque du village médiéval d’El-Qasr et le déjeuner à Mout, la capitale de l’oasis, nous aborderons, à Balat, le site d’Aïn Asil, immense agglomération urbaine qui était, au IIIe millénaire avant notre ère, la puissante capitale d’une région d’une grande richesse. En témoignent tout particulièrement les mastabas édifiés par les fonctionnaires de l’Ancien Empire. Les archéologues ont récemment retrouvé et dégagé, inviolé, le mastaba de Khentika, gouverneur de la cité sous le règne de Pépi II. Dans le village d’Ezbet Bachendi, nous retrouverons les traces de l’occupation romaine : le mausolée du Saint-Homme – qui donna son nom au village – est édifié sur l’emplacement d’un mausolée romain. Nous visiterons également la tombe de Qetynous. Nuit à El-Quasr.
J 8 : Dakhla – Kharga (180 km)
Nous prendrons la route de l'oasis de Kharga. Ouhat Resyt, l’oasis méridionale des Anciens, est la plus vaste du désert libyque. Kharga fut le centre d’une région fort prospère qui tirait ses ressources d’une remarquable mise en valeur de ses potentialités agricoles et du contrôle des caravanes vers le pays de Koush, aux confins du Soudan. A la Basse Epoque et lors de la domination romaine, cette prospérité se traduisit en réalisations architecturales. Ceints d’une muraille de brique, les vestiges du temple de Nadoura couronnent une colline. Non loin de là, se trouve le temple d’Hibis (actuellement en cours de restauration), considéré comme le seul temple d’époque perse en Egypte et qui honorait, entre autres, le dieu Seth. Kharga était encore une importante métropole à l’époque des grandes querelles christologiques du Ve siècle, et c’est là que fut exilé Nestorius après sa condamnation au concile d’Ephèse. La nécropole de Bagawat, avec ses deux cent soixante chapelles et églises, dont quelques-unes sont décorées de fresques, couvre une colline entière non loin des imposantes ruines du couvent de Kasr Aïn Mustafa Kâchif. Une piste nous conduira à Aïn Labakha, site d’une importante nécropole ptolémaïque et romaine qui comporte un tombeau-temple original partiellement excavé dans la montagne. Nuit à Kharga.
J 9 : Douch
Nous visiterons le temple de Douch, consacré à Isis et Sérapis et centre d’un important complexe religieux, civil et militaire, bien connu grâce aux fouilles effectuées par les archéologues français. Après le déjeuner sous forme de pique-nique, nous apercevrons les vestiges de l’église de Shams el-Din, l’une des plus anciennes églises à plan basilical en Egypte. Jadis situé au cœur de la cité de Chonémyris, le temple d’Amenebis à Qasr el-Zayyan fut restauré sous le règne d’Antonin le Pieux. Non loin de l’oasis, nous atteindrons la forteresse de briques crues de Kasr el-Goueita qui marquait l’un des points avancés du limes romain. Elle renferme un beau temple dédié à la Triade thébaine Amon-Mout-Khonsou dont les chapelles latérales voûtées sont caractéristiques de l’architecture des oasis. Retour à Kharga où nous passerons la nuit.
J 10 : Kharga – Louxor (250 km) – Le Caire
Le matin, nous prendrons la route qui nous fera regagner la vallée du Nil. Nous arriverons à Louxor en fin de matinée. Déjeuner et après-midi libres à Louxor. Nuit à Louxor. Dans certains cas, il se pourrait que cette dernière nuit se passe au Caire.
J 11 : Le Caire – Paris
Vol pour Paris.


Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 26/05/2012. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.